Sunday, March 25, 2012

Prix de Poésie - Radio-Canada

Je me vais au bout du principe défendu par ce blog : Que mes textes soient diffusés (libérés) plutôt qu'enfermés dans un cahier poussiéreux.

J'ai soumis 2 poèmes afin de respecter les critères du concours, soit que le ou les textes comportent entre 400 et 600 mots, titres exclus.

Le concours se termine le 1er mai.  Faites-le vous aussi et dites-le moi, dites-le nous via un commentaire.  Et si vous voulez, j'aimerais bien pouvoir lire vos textes alors n'oubliez pas d'inscrire l'hyperlien vers votre blog ;-)

Voici les hyperliens (à l'interne de ce blog) vers mes 2 textes soumis :

Je me souviens

Noir Gris et Argent


Voici le lien vers le site de Radio-Canada où se trouve les détails du concours:
Prix Littéraire : Poésie

Je vous tiendrai au courant si par une chance inouïe je gagne ;-)

Friday, December 30, 2011

Petites choses



Les bibelots sont un cancer
que l’on cumule en vieillissant

E : 20 juillet 2009

Friday, December 16, 2011

En attendant 2012...

En attendant 2012, je m'éloigne de la ligne directrice de "Textes Tapas".  Puisque je travaille sur des textes qui ne sont pas mûrs, et puisque les visiteurs de ce site sont plus enclins à lire que le public cible de mon autre blog, je vous propose de vous plonger dans une pseudo analyse psychologique.  C'est une analyse qui tente de modéliser la nature de l'individu et expliquer pourquoi certains de nos congénères semblent capables d'en accomplir autant.  C'est probablement aussi une façon d'étendre un baume sur mes faiblesses ;-)  Lisez, vous verrez bien !

J'ai ordonné les hyperliens :

I - Le modèle du carré de sable

II - Le modèle du carré de sable (b)

III - Le modèle de l'arbre

IV - Le modèle de l'arbre (b) considérant les acquis

V - Le cycle complet


Dites-moi ce que vous en pensez, osez laisser des commentaires ;-)
Si vous trouvez cela divertissant, cliquez sur le "tag" MI dans le nuage à droite de l'autre blog.

Wednesday, November 30, 2011

Procrastiner, une définition


Il y a fort longtemps…

Je faisais ce que j’aimais
au lieu de ce que je devais.

E: 13 février 2009

Sunday, October 30, 2011

Ambition



Comment l'inciter à dire,
ce qui d'elle doit venir ?
Comment lui souffler
ce qu'elle doit penser ?
Comment lui faire comprendre
sans la méprendre,
à propos de l'amour,
de mes attentions,
qui enveloppent tout autour
ma déraison.

Comment lui expliquer,
sans l'effrayer,
que la solitude
est un grand maux.
Qu'elle et la lassitude
peuvent nous faire la peau?

Que deviennent alors nos buts,
sans vie, las, abattus.
Notre esprit se traîne
d'une décadence à l'autre,
espérant calmer ce mal qui nous draine
et qui tue sans faute.

S

Monday, October 3, 2011

Sol
















J'ai le plus grand respect 
pour ces artistes,
pères, mères,
heureux au quotidien,
handicapés de poids
lourds,
sous les ailes de leur créativité
qui peinent à s'envoler.

La plume lourde,
la lumière terne,
la feuille humide,
dans le silence
de nuits trop courtes,
seul combattant
le sable du marchand.

Les idées pleines
d'un quotidien
fade ou joyeux,
creusant les plaies
cicatrisées
cherchant la légèreté
des blessures
du passé.

La libération demeure
hors de portée
mais l'éclat bref
donné au public
des plumes flamboyantes
sous le trait filtrant
ravi.

E: 19-09-2011

Monday, September 19, 2011

Moment


Les petites choses et gens
ne m'attirent
qu'un instant.


E: 3 juin 2010

Thursday, June 9, 2011

The man who smoked it



If you're not living on the edge,
you're taking too much space.
So said the cigar and the man
who smoked it.
Right up there, looking down the rift in the cliff
between sky and depth surrounded by loneliness
warm, bathing in a “contre-jour” of light
peeping through a hole againt a grey sky.

His friend, the high mountain wind
gently touching his arm, his back, his neck
carrying Montecristo's fumes in a straight line,
thick, bold though frail as life
hesitates.
Feeling more pressure would make him fall
it shows it cares by tipping edelweiss' head
at which he stares.

One of those piece of time
to frame and remember.

SB
E: 1-7-09


If you're not living on the edge, you're taking up too much space.--Anonymous quote discovered many years ago on a "No Fear" poster picturing a man performing a flag pose on a cliff.

Saturday, April 16, 2011

Fin


J’ai encore le goût du narghilé dans ma bouche et l’écho des pièces de backgammon résonnant sur le bois et dans mes oreilles.

J’ai encore devant mes yeux, brillants de gratitude ses sourires et ces mains tendues croisées au coin de « nulle-part » et de « sans-façon » pour nous aider à faire une partie du chemin.

J’ai encore les narines envoûtées par les volutes exotiques s’élevant de ces mets dénichés, trésors cachés, au bout ou au bord de la route.

Que c’est le temps de revenir.

Que c’est le temps de fermer ce grand livre de voyage.

Nostalgie.

Mais…

J’ai la tête pleine de tous ces papa, maman, fréro, famille, amis que j’aime et que j’ai laissé trop longtemps là-bas, sur le pas de la porte de chez moi. Bras ouverts, cœur sur la main ils m’accueilleront et je reprendrai ma place parmi eux comme si je revenais du p’tit dépanneur. Sans plus, ni moins, je ne serai enfin que Sébastien.

Le p’tit dépanneur et la vie au Québec ont aussi leurs effluves enivrantes. Elles ont trotté dans ma tête, allant, revenant au gré de nos envies simples de choses de chez nous.

Faut bien le fermer ce grand livre pour pouvoir en ouvrir un autre bientôt mais je vais bien verser quelques larmes, de peine et de joie, lorsque je m’envolerai dans le grand boeing bleu de mer (Charlebois).

Je reviens à deux, amoureux et serein avec les échos du monde résonnant en moi.

« C’est loin mais c’est chez nous » (Vigneault)

Sébastien xxx

E: Juillet 2003 

Saturday, April 2, 2011

Va-t-en


Donne-moi
une plume,
du papier.

Puis va-t-en,
loin,
loin de moi.

Va-t-en que je t'aime
plus.
Va-t-en que je
m'exprime.

Emporte 
tes odeurs fraîches,
ton humeur moqueur,
ton amour pétillant.

Loin de moi
j'ai plus besoin
de toi.

Laisse-moi
écrire en peine,
en triste.

Sentant
se glonfler le coeur,
crier l'âme,
rompre l'étincelle,

au son de notes
mélancoliques
rappelant le vide
du temps
sans toi.

La plume rêche
racle et étend
le noir sur le blanc,

souffrance artificielle.

Les mémoires
coulant
sur les noirs récifs...

Jamais ne me quitte
plus que du temps
m'en faut.
Je sacrifie
la plume agile
contre les yeux
brumeux.

SB
E: 2 avril 2011

Wednesday, February 16, 2011

Je me souviens

Je me souviens...


Je me souviens d'une peau mince et fragile
comme l'origami d'une feuille de soie.

Je me souviens d'une démarche fragile,
de pas hésitants, de cheveux blancs,
d'un front ridé au sommet d'un dos vouté.

Je me rappelle des doigts qui trépignent,
dont celui courbé par les points de couture.
Ils prolongent le bras, furtivement,
pour aller chipper la blanche au centre de la table,
au su de tous, aveugles souriants.

De ces doigts d'origami coulent, brunes et usées,
des billes, longue chaîne par le temps polie.
Elles tombent une à une,
filent entre son index, mal-aimé,
poussées de son pouce, agile;
une pause sur la croix qui passe.
Ses lèvres murmurent des mots,
les pensées pour tous,
les prières.
Puis elles s'étiolent en cascadant
sur les feuilles minces, usées, des “Prières
serties de cuir embossé, cousu.

Tôt aux premières lueurs du jour,
ou aux dernières levées
des voiles de velours de la nuit.
Elle marche, presque discrète,
petite souris qui s'affaire
range, lave, réveille la table
sous la nappe à carreaux.

Puis elle épouse le contre-jour de la chaise
se berce devant le tableau de dehors,
où s'immortalise l'hiver et la congère
depuis le coin de la maison
ou le mur de vert cèdre,
selon la saison de l'exposition.

Le rire, les gestes, l'étincelle
qui flambe dans le coin de l'iris,
des témoins de sa jeunesse, de sa détermination
prisonniers, un peu, de ce vieux corps.

Et les mélodies de Mandeville, Danielson, St-Gabriel,
partout sur les murs, rebondissent,
les mélodies d'Odila, Claire, Hervé, Doris, Irène, Gérard, Lise et le silencieux.
Dans l'écho s'amplifient,
les éclats des dix petits et 5 arrières que tu as connus.

Quoi d'autre faut-il encore
pour démontrer,
ce que je ressens,
vide.

Il y a l'autre, le générique
pour les masses, avec une majuscule.
Puis il y toi, juste pour nous.
Toujours suspendue,
contre la nuit,
percée d'étoiles.


SB
2011-02-12

Wednesday, January 12, 2011

Va

Le spleen de l'instant présent,
des contraintes, des conventions,
des dieux de la commercialisation.

Le goût de partir
sur la ronde Terre,
aller mon chemin
sans trop savoir
si demain
il y aura sur le chemin
des brousailles,
des victuailles,
ou des murailles.
Il est temps d'aller s'enivrer
d'odeurs insoupçonnées,
de paysages à rêver
et de gens;
de gens empreints de curiosité,
de simplicité, d'envie de partager.

Certains vont 
au bout de leurs rêves et en reviennent,
heureux.
D'autres restent, l'âme en peine,
déçus.
Il y a aussi ceux qui partent
et qui ne reviennent pas,
bohèmes.

Moi, je partirai.
Moi, je pars
avec elle!
Car c'est entre deux tic tac
qu'elle nous a foutu le coup de pied.

Je joue gros en partant si tôt.
Mais je ne jouerai tout simplement pas
si on ne part pas.
Nous reviendrons en ayant gambadé
par delà l'horizon du nid
de nos sentiers marqués.

Un an,
sans plus, et pourtant...

R: 27 décembre 2010
E: 10 février 2002

Wednesday, January 5, 2011

Mamoushka


Mamoushka, poupées gigognes, poupées russes. On les trouve partout dans les étalages de Moscow à Warsaw en passant par Bratislava et Sofia. On les reconnait facilement à leurs couleurs vives, leurs courbes rondellettes, leur appartenance au passé qui n'en finit plus de s'accorcher au présent des touristes qui viennent acheter ce morceau d'exotisme que chez eux ils ne peuvent trouver aussi bon marché.

Les mamoushka que j'ai en tête, cependant, ne peuvent être achetées. Ce sont toutes ces vieilles grands-mamans de la Pologne, de la Slovaquie rurale. Celles-là que l'on reconnait facilement à travers la foule. Petites, trapues, les jambes arquées comme si elles avaient passé leur vie à chevaucher. On aperçoit de loin leurs couleurs vives dépareillées. Leur foulard qui cache tout leurs cheveux, arrangé en fichu qui se termine en pointe parce qu'il débute en noeud sous le menton. Avec leur gilet de laine aux boutons tendus jusqu'à leur point de rupture qui sculpte leurs corps solides comme des billots. Consciente de la mode, sexy, elles laissent toujours le gilet s'ouvrir d'un ou deux boutons en bas pour bien couvrir la naissance de leurs hanches. Toujours elles ont leur jupe à plis français qui jaillissent sur leurs hanches comme l'eau d'une cascade. Sans oublier les bas de nylon beige opaque et l'indispensable sac à main pour les courses. C'est un tout. Il faut toutes ces parties, et il faut aussi le visage tout rond, ridé, craquelé par le soleil, le temps et le travail. ainsi que le grand sourire accueillant que les éléments n'auront pu effacer. Mais il faut aller les trouver, chez elles, car cher ou bon marché on ne les trouve plus dans nos cités.

SB.

E: 18 mai 2003 - Bratislava, Slovaquie

Monday, December 27, 2010

Domaine

Frustré est le maître d'un domaine
qui n'en marche que les prairies,
craignant ses forêts profondes
et le son des cailloux déboulant
les parois escarpées du ravin.

2010-09-29

Friday, November 26, 2010

Amitié

Je souris, le regard fixe sur la rue, dehors, sur les passants du trottoir, tout près, sur le temps qui passe, surtout.  Que pensent-ils? Où vont-ils? Et l'amitié eux? Mon doigt glisse, sur la tasse à café, la déplaçant, au gré des vas et viens de mes pensées. La poignée tourne, l'aiguille tourne aussi, au son des secondes qui tombent sur le monticule dans le sablier. La mousse est séchée sur le bord de la tasse. Le sucre au fond se baigne dans une mare de crème au café. C'est moi, je sais, qui ne respecte pas cette boisson des rencontres heureuses et des discussions sans fin en compagnie. Et ces passants, que pensent-ils de l'amitié ? Et Joseph, lui, seul sur le coin du La Baie, à chercher cette amitié dans le regard de chaque quidam, la pitié surtout. La napkin est collée dans le cerne de café. La mousse et le sucre sont collés sur le bâtonnet brun. Les tasses se bousculent au bord du vide, du gouffre, de la fin du monde de la table. La discussion a probablement été longue? Non! Du bon temps? Non plus! Et ce sourire? C'est pour ne pas pleurer. Qui ? Celle qui n'est pas venue, cette amie d'une vie passée. Appelle-là? Elle ne le sait pas; elle n'aurait donc pas pu y être; elle ne le saura pas non plus. En venant ici en quête d'inspiration j'ai ouvert mes mémoires et elles se sont étalées sur moi comme les empilements poussés dans le haut un placard trop petit. Dans mes yeux il pleut dehors. Un instant le temps est gris. Le temps de remettre un ordre dans mes souvenirs. De ranger le tout, de pousser un peu alors que j'essaie de refermer la porte qui grince et gémit. Jusqu'à la prochaine fois, où j'aurai le goût de toi mon amie. Où j'aurai besoin de te parler afin de t'expliquer où ma vie s'en va, en quelques mots, que toi tu comprendras. Et comment je marche sur la route de celle-ci. Mais je t'implore une autre dernière fois, avant de te ranger tout la haut pour une étincelle d'éternité, laisse-moi t'étreindre et ensemble disons merde au vieux dicton.

SB
E:31-10-2004
R:26-11-2010

Wednesday, November 17, 2010

Église

Roumanie:



Hier dimanche tout était fermé. Retour sur image ou retour dans le temps. L'appel à la prière, orthodoxe, nous a accompagné hier lors de notre courte excursion en ville. Au coeur d'Oradea, sur la Piata Unirii, les églises se bousculent. Faux, les célébrants se bousculent pour une place dans l'une d'elles. Choc religieux, images de Pologne à Pâques... La vie s'arrête ici le dimanche. Pour jeunes et vieux le temps est à la réflexion, la prière, dans l'un de ces nombreux temples. On prie ici parce que tout le monde prie? Ou tout le monde prie parce qu'ici on prie? L'essence c'est que parmi les fidèles debout ou à genoux je vois des visages ailleurs, des visages sur une jambe, blasés qui vont à la messe sans raison plutôt que de faire de la contestation. Rares doivent être ceux qui, contre le courant des gens normaux, restent chez eux. N'empêche que les blasés sont minoritaires. Elles sont pleines ces églises de gens qui croient. Et bourdonnent tout autour les croyants n'ayant pu trouver un siège sur les grands bancs et qui religieusement assistent à la messe des haut-parleurs tonitruant au grand vent. Dans pareil contexte j'irais probablement, sur une jambe moi aussi, à la messe du dimanche.

C'est une surprise pour nous. Nous ne nous attendions pas à ça. Des jeunes qui se signent en entrant dans l'église et qui s'agenouillent respectueusement devant l'autel. Cette ferveur que nous ne connaissons plus dégage une telle énergie que s'en est apaisant. Rien à voir avec Varanasi en Inde mais quand même. Pour nos paradigmes nord-américains c'est une surprise. Une autre que l'on doit mettre sur le compte de la différence ou plutôt sur celui de notre ignorance? Mais pourquoi peint-on le monde que l'on ne connait pas de couleurs familières plutôt que de laisser blanc ce terrain non découvert?

SB
2 juin 2003 - Oradea

Note : Il y avait aussi, disséminées un peu partout en Europe de l'Est mais surtout en Roumanie, des églises ouvertes, accessibles, des lieux de prières, de silence. On pouvait y entrer quand notre bon vouloir nous y guidait ou lorsque l'on voulait un peu de quiétude, de fraicheur. Une grille décorative limitait l'accès au lieu de cultes et aux trésors religieux, mais les bancs et les effluves d'encens nous invitaient à nous asseoir. C'est si simple pourtant.

Note 2: C'est en Pologne que l'on a croisé des groupes de jeunes prêtres en soutane, tout sourire, sur la rue et des groupes de religieuses.

Tuesday, September 21, 2010

Capitalisme et Communisme

Capitalisme et Communisme
nous tueront tous ainsi que la Terre,
l'Homme étant cupide et paresseux.


SB
E: 8 septembre 2010

Thursday, September 16, 2010

Live

Live your life
the way you can deal
with the consequences
of it.

SB
E: 24 septembre 2000.

Saturday, September 11, 2010

White // Noir

White // Noir

White :
Page blanche tu m’ennuies,
ton éclat m’éblouit,
peur du vide, altitude,
mes idées éclipsées
par les rayons réflétés.
Tu opprimes ma solitude
qui ne trouve à s’exprimer.

Noir :
Black ink
Black thoughts
Black words
Short sentences of hate
Depraved of fate
Scribbled, mingled
Mind on paper, confused
Strong ideas pressured like ink
Thrown under the ball of a heavy mind.

SB.

E:10 décembre 2002
R: 30 août 2010

Monday, September 6, 2010

Guerre



Des pleurs
De la douleur,
Peu importe la couleur
Du drapeau
Ou de la peau.

SB
E: 5 novembre 2002
- " War remnants museum " -
Ho Chi Minh City. -